Géobiologie
La géobiologie est la connaissance des conditions de la vie humaine,
animale et végétale, soumise aux champs, rayonnements et courants
telluriques, naturels ou technologiques.
Dr Ernst Hartmann
Radiesthésie
La radiesthésie (autrefois appelée rabdomancie ou sourcellerie)
est un savoir-faire qui permet de rechercher, à l'aide d'instruments
simples (baguette ou pendule), des veines d'eau souterraines, ainsi que certaines
autres particularités géologiques ou biologiques cachées.
Les origines de la radiesthésie se perdent dans la nuit des temps. Les
techniques qui lui sont propres ou des techniques équivalentes ont été utilisées
par pratiquement toutes les civilisations.
Contrairement à une idée reçue, fort répandue,
la radiesthésie n'est pas une science occulte, réservée à une
caste d'initiés qui possèdent un don mystérieux. Elle
n'est que l'utilisation des capacités naturelles du corps humain et,
de ce fait, accessible à tous. Chacun a les facultés sensitives
latentes nécessaires à la perception des rayonnements de l'environnement.
Il suffit de les mettre en éveil par une formation appropriée,
d'appliquer quelques principes techniques simples et de faire beaucoup d'exercices
pratiques.
Géobiologie
Le mot géobiologie est formé par la juxtaposition des racines
grecques gê (Terre), bio (vie) et logos (étude). Le terme a été proposé dans
les années cinquante du siècle dernier par des chercheurs allemands.
Il qualifie l'ensemble des disciplines qui étudient l'influence de l'environnement
sur tout ce qui vit. La géobiologie est une discipline en train de se
développer et d'acquérir ses lettres de noblesse. Elle permet
d'appréhender l'influence du lieu de vie sur l'équilibre biologique
humain, animal et végétal. Elle constitue une approche globale
de l'impact de l'environnement géologique et biologique ainsi que de
certains aménagements techniques, réalisés par l'homme.
L'origine des méthodes d'investigation, aujourd'hui mises en oeuvre
en géobiologie, est intimement liée à celle de la radiesthésie.
Cette dernière utilise conjointement des méthodes de recherche
sensitives et des mesures physiques. Tout en restant fidèle aux traditions
de la radiesthésie, la géobiologie représente une démarche
plus raisonnée et de ce fait plus rationnelle. Compte tenu de la prolifération
des pollutions électromagnétiques et chimiques, elle se sert
notamment de l'ensemble des appareils de mesure et de contrôle scientifique
actuellement disponibles. La géobiologie permet de concilier parfaitement
la démarche intuitive du radiesthésiste et la démarche
scientifique du technicien, qui n'ont en fait jamais été incompatibles
si on fait abstraction du sens restrictif indûment véhiculé par
certaines disciplines scolaires et universitaires.
L'homme, antenne entre ciel et Terre
Comme tous les êtres vivants, nous évoluons dans un monde étrange
et encore mal connu, celui des ondes et des vibrations. Sans cet environnement
dynamique aucune vie ne serait possible. Le fonctionnement de notre corps,
est comparable à celui d'une antenne émettrice et réceptrice,
se mouvant entre ciel et Terre. Notre organisme est, de ce fait, en permanence
soumis à l'influence positive ou négative d'ondes en provenance
du cosmos (ondes cosmiques), de la Terre (ondes telluriques) ou de notre environnement.
Pour cette raison, l'endroit où nous vivons, travaillons et surtout
où nous dormons, pour nous régénérer, a une influence
prépondérante sur notre équilibre vital, notre bien être
physique, mental et social. De nombreux éléments de l'environnement
peuvent perturber notre vie active ou notre sommeil et avoir des effets biologiques
ou psychologiques indésirables, voire dangereux pour notre santé.
Perturbations et zones pathogènes
Le géobiologie est, en permanence, confronté aux nombreuses perturbations évoquées
ci-dessus. Son travail est de les rechercher, de les définir, de les
répertorier sur plan et de trouver des solutions susceptibles de remédier
aux problèmes rencontrés.
Les perturbations cosmiques
Le cosmos est un milieu inhospitalier, dangereux et incompatible avec toute
vie. Le rayonnement cosmique est constitué par un flux de particules
chargées d'énergie d'origine solaire, galactique ou même
extragalactique qui engendre des phénomènes encore mal connus.
Citons comme exemple les phénomènes d'ionisation dans la haute
atmosphère. La Terre est heureusement entourée d'une enveloppe
gazeuse externe, constituée par les différentes couches de l'atmosphère
et d'un champ magnétique qui arrêtent ou tout au moins atténuent
le rayonnement cosmique, rendant la vie possible. La couche d'ozone constitue
ainsi un véritable parapluie qui nous protège de mortels rayons
ultraviolets. Le champ magnétique terrestre crée un cocon protecteur
contre les particules atomiques du vent solaire. En réalité,
certains rayons cosmiques résiduels qui touchent la surface de la Terre
peuvent toujours présenter, dans certaines conditions, un danger pour
les organismes vivants. Les forces d'attraction de certains corps célestes,
comme le soleil et la lune, ont une forte influence sur l'hydrosphère
(les marées) et la biosphère. Les conditions et variations climatiques,
vents, précipitations, températures et ensoleillement, ont également
un impact très important sur les êtres vivants. Faute d'expérience,
la détermination et l'étude d'impact de ces perturbations commencent
seulement à être abordées par la géobiologie.
Les perturbations telluriques
La Terre est une planète dynamique animée par un flux géothermique
interne qui diffuse vers la surface, en générant différents
rayonnements et phénomènes telluriques. Dans l'état actuel
des connaissances scientifiques, de nombreuses zones d'ombres subsistent en
ce qui concerne la nature et les effets de ces manifestations naturelles. Le
géobiologue s'intéresse particulièrement aux perturbations
et réseaux telluriques suivants :
Failles et glissements de terrain
Les failles et glissements de terrain sont des zones de fractures géologiques,
en profondeur ou en surface, qui génèrent des perturbations magnétiques,
radioactives et autres, ainsi qu'un déséquilibre énergétique
et vibratoire préjudiciables sur le plan biologique. Associés à des
circulations d'eau, ce qui est souvent le cas, ils sont encore plus nocifs
pour la santé, surtout lorsqu'ils se situent à un emplacement
de repos ou de travail.
Veines ou cours d'eau souterrains
Les circulations d'eau souterraines, veines ou cours d'eau, et dans une
moindre mesure les nappes phréatiques, sont des manifestations géologiques
très fréquentes. Elles génèrent en surface du sol
des perturbations plus ou moins importantes en fonction du débit, de
l'intensité et de la profondeur. Elles sont toutes plus ou moins pathogènes.
Ce sont surtout les croisements de veines ou cours d'eau, à des niveaux
différents, qu'il faut absolument éviter, car ces anomalies telluriques
sont particulièrement actives et néfastes. Comme la foudre frappe
souvent ces endroits, on les appelle aussi "points foudre". L'objectif
principal de la rabdomancie, de la sourcellerie ou de la radiesthésie
a toujours été la recherche des eaux souterraines.
Gisements et cavités
La présence de gisements de minéraux lourds dans le sous-sol,
ainsi que de cavités, surtout fermées, peut modifier localement
les valeurs de la gravité et du champ magnétique. A l'aide d'instruments
de radiesthésie, nous pouvons localiser et estimer l'impact sur la santé d'autres
rayons telluriques, non encore appréhendés scientifiquement.
En règle générale le géobiologue conseille d'éviter
ce genre de zones perturbées Les cavités naturelles ou les anciennes
galeries d'exploitation minière peuvent, en outre, favoriser l'accumulation
de gaz dangereux pour la santé, comme le radon par exemple.
Cheminées telluriques
Les cheminées telluriques, dont le diamètre varie, sont des zones
de vibrations énergétiques très fortes. Elles sont soit
positives, soit négatives et vont toujours de pair. Les cheminées
négatives nous "déchargent" rapidement de notre énergie,
les cheminées positives peuvent nous "recharger", mais il
faut éviter d'y rester trop longtemps. Les deux sont à éviter
impérativement comme emplacement d'un lit ou d'un lieu de travail.
Le réseau Hartmann
Le réseau Hartmann porte le nom du docteur en médecine et géobiologue
allemand réputé qui l'a découvert et défini en
1952. Ce réseau d'ondes telluriques couvre toute la surface de la Terre.
Il se présente sous forme d'un maillage rectangulaire dont les dimensions
sont, sous nos latitudes, d'environ 2,00 m dans le sens nord-sud et 2,50 m
dans le sens est-ouest. Les bandes qui le délimitent ont une largeur
de 21 cm. Cette structure, également appelée "réseau
global", a une influence biologique avérée.
Le réseau Curry
Le réseau Curry porte le nom du docteur en médecine et géobiologue
allemand qui l'a découvert et défini en 1950. Ce réseau
qui couvre également toute la surface de la Terre se présente
sous forme d'un maillage carré de 3,50 m à 4,00 m, orienté nord-est,
sud-est et nord-ouest, sud-est, donc en diagonal par rapport au réseau
Hartmann. C'est pour cette raison qu'on l'appelle également "réseau
diagonal. La largeur des bandes qui le délimitent est d'environ 60 cm
et le maillage est assez irrégulier.
Les croisements
Les réseaux Hartmann et Curry ont une influence biologique perturbatrice
avérée. Les points de croisement des bandes de ces réseaux
peuvent être pathogènes, au niveau de l'emplacement d'un lit par
exemple, surtout lorsqu'ils sont superposés à d'autres perturbations
(veines d'eau, failles, etc.).
Les perturbations technologique ou environnementales
L'explosion démographique, à laquelle nous assistons, ainsi que
le pillage inconsidéré et systématique des ressources
de la planète par une industrialisation anarchique, basée exclusivement
sur le profit immédiat, génèrent une pollution de plus
en plus envahissante et de moins en moins compatible avec une qualité de
vie légitime. Parmi ces nuisances, souvent graves, dont la liste ne
cesse de s'allonger tous les jours, citons à titre d'exemple : - les
pollutions radioactives provenant de la filière nucléaire (production,
centrales, traitement et stockage des déchets mal maîtrisés).
- les pollutions électromagnétiques de l'environnement mais aussi
de nos lieux de vie dont l'impact sur les organismes vivants n'est pas suffisamment
appréhendé. - les pollutions chimiques provenant des composés
organiques, volatils ou autres, partout présentes. - les pollutions
générées par les déchets dont l'élimination
ou le stockage en décharge sont mal maîtrisées. - les modifications
des rayonnements telluriques par des exploitations minières ou d'autres
aménagements souterrains abandonnés. - les pollutions dues à un
suréquipement industriel et à une prolifération exponentielle
des moyens de transport. - la dangerosité inhérente à certains
matériaux manufacturés utilisés dans la construction de
nos maisons. - les éléments propres à la construction
: formes, matériaux, composés organiques, volatils ou autres.
Les pollutions électro-magnétiques
De quoi s'agit-il ? Par quoi les rayonnements sont-ils émis ? Quels
sont les risques pour la santé ? Comment les détecter, les mesurer
? Comment les éviter ou les minimiser ?
L'électricité et les êtres vivants : L'électricité est à la
base de l'activité des fonctions vitales : le coeur, le cerveau, les
muscles sont commandés par des signaux électriques. Notre environnement électromagnétique
peut influencer les phénomènes électriques intervenant
naturellement dans le fonctionnement des organismes vivants, du corps humain
en particulier. Les champs électriques et magnétiques induisent
dans l'organisme des courants électriques susceptibles d'interférer
avec ceux de l'organisme et provoquer des effets biologiques.
LES CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES (CEM) DE 50 Hz dans votre maison c'est le
220 volts !
Champs électriques (CE) : Les charges électriques (électrons)
génèrent des champs électriques immobiles (électricité statique)
ou en mouvement (courant électrique). Tension continue : charges de
même signe (+ ou -). Tension alternative : changement de sens par demi-période
de 0,01 s. Les champs électriques se mesurent en volts par mètre
(V/m). Plus la tension est élevée et plus on est proche de la
source, plus le champ électrique est élevé.
Les matériaux
conducteurs diffusent les champs électriques.
Champs magnétiques (CM) : Le courant électrique (charges électriques
en mouvement) crée un champ magnétique. Le courant alternatif
génère un champ magnétique alternatif, qui induit dans
tout corps conducteur des courants électriques. Le champ magnétique
continu ne provoque pas cet effet. Les champs magnétiques dont il est
question ici sont exprimés en milligauss (mG). Les normes en cours d'élaboration
retiennent comme unité de l'induction magnétique le tesla. Sachant
qu'1 tesla = 10 000 gauss, 1 mG = 100 nT (nanotesla). La plupart des appareils
de mesure étant encore étalonnés en gauss, nous retiendrons
l'ancienne référence dans ce dossier.
LES EFFETS BIOLOGIQUES
Maux de tête, malaises, nervosité, dépression, difficultés
de concentration, insomnies. Diminution des défenses immunitaires des
lymphocytes T, modification des flux calciques, augmentation du risque de fausses
couches, diminution de la sécrétion de mélatonine. La
glande pinéale (épiphyse) synthétise la mélatonine
(qui inhibe la prolifération des cellules cancéreuses, stimule
la fonction immunitaire et régule les cycles biologiques). Les CEM,
perturbent le fonctionnement de la glande pinéale, diminuant ainsi la
production de mélatonine. Enfin, à plus long terme, risque de
cancers, leucémie, lymphomes, tumeurs du système nerveux. La
sensibilité personnelle peut évidemment varier dans de grandes
proportions, allant de l'insensibilité complète (apparente...
et pendant combien de temps ?) à l'allergie immédiate.
Les seuils de risques : Les risques dépendent de l'intensité du
champ, du temps d'exposition, de la sensibilité des personnes exposées,
du moment de l'exposition (jour ou nuit). Le " Guide provisoire pour l'établissement
de limites d'exposition aux CE et M de 50/60 Hz " indique : 5 kV/m pour
le champ électrique et 1000 mG (= 1 G) pour le champ magnétique.
En fait, le véritable seuil de risque serait de l'ordre de 25 V/m pour
le CE et de 2 mG (200 nT) pour le CM. Les risques apparaissent comme vraiment
négligeables en-dessous de 5 V/m (CE) et 0,5 mG (50 nT) pour le CM.
Détecter et mesurer : Détecteurs : réglés sur un
certain seuil (norme suédoise, par exemple), ils indiquent la présence
d'un champ électromagnétique et la distance de pollution. Mesureurs
: indiquent les valeurs précises en V/m et en mG (ou nT) de l'atmosphère.
Il existe également des mesureurs-enregistreurs. Un simple tournevis
testeur permet déjà la vérification du branchement correct
d'une fiche dans une prise, afin que l'interrupteur coupe la phase et non
le neutre.
OU ET QUAND SOMMES-NOUS EXPOSES ?
Champs électriques : Lignes haute tension, câbles électriques,
rallonges, cordons d'alimentation, appareils électriques non raccordés à la
terre, structures métalliques (poutrelles de construction, armature
du béton) situées dans un champ électromagnétique,
lits et sommiers métalliques, mais également bois (lambris, bois
de lit) s'ils sont en contact avec des câbles électriques, couvertures électriques,
matelas à eau, radioréveils, lampes de chevet (20 à 40
V/m si l'interrupteur coupe le neutre au lieu de la phase) ou de bureau. Attention
: en cas de mauvais branchement (fiche inversée dans la prise) le champ
est plus important lorsque la lampe est éteinte que lorsqu'elle est
allumée !
Champs magnétiques : Lignes haute tension, câbles électriques,
tous appareils comportant un transformateur ou un variateur d'intensité (électroménager,
télé, hi-fi, moteurs électriques, tubes fluorescents et
lampes halogènes), radioréveils (jusqu'à 2 mG -200 nT- à 50
cm), écrans vidéo, convecteurs, panneaux rayonnants, compteur électrique,
chauffage par le sol, installations électriques non parallèles
(phase et neutre empruntant un passage différent).
Les écrans vidéos (TV et ordinateur) : Émission de CEM
de diverses fréquences : très basses, basses, moyennes, hautes
très hautes fréquences hertziennes, infrarouge, ultraviolet,
rayons X et champ électrostatique + faible distance + temps passé.
les systèmes d'alarme à détecteurs volumétriques,
les fours à micro-ondes (en cas de fuite par vieillissement du joint), émettent
des hyperfréquences : ils échauffent les molécules du
corps ou du cerveau comme le four chauffe les aliments. Les téléphones
sans fil (avec une base alimentée sur le secteur). Il existe 4 standards
: CT1 : analogique, radiation faible, non pulsée, émission
seulement lors d'un coup de fil CT2 : digital pulsé, radiation faible, émission
seulement lors d'un coup de fil DECT : digital pulsé, radiation forte, émission
permanente depuis la base GAP : idem que DECT, mais permettant la communication
d'appareils de différents fabricants.
Pour les 2 derniers, les ondes
pulsées en permanence constituent une pollution électromagnétique
considérable. dans un rayon de 3 à 5 mètres, même à travers
les murs. Maux de tête, étourdissements, fatigue, acouphènes
(sifflements d'oreille), problèmes de sommeil, de concentration, de
vue, allergies, nervosité, peurs, malaises, ont été observés
et leur cause démontrée par un cabinet spécialisé de
biologie de la construction et d'analyses environnementales, dans un travail
en coopération avec des médecins
PREVENTION ET PRECAUTIONS
Les champs électriques sont arrêtés par les obstacles,
mais le métal, le bois, le plâtre rayonnent les CE. Les champs
magnétiques sont plus difficile à gérer, car traversent
la plupart des matériaux : attention aux lignes électriques extérieures,
appareils des pièces voisines,... . Dans la pratique, même s'il
s'agit de phénomènes différents avec des propriétés
différentes, on ne distingue par les CE des CM. D'ailleurs, les détecteurs
perçoivent un champ dans sa globalité électromagnétique
et la plupart des précautions à prendre concernent indistinctement
les deux. D'une manière générale, il convient de : S'éloigner
des sources de champ et éloigner les appareils électriques du
lit. Raccorder à une bonne prise de terre tous les éléments
métalliques de l'habitation (inférieure à 10 ohms si possible).
Raccorder les appareils électriques à la terre (câble 3
conducteurs). Faire passer les fils électriques " aller ", " retour " et " terre " dans
la même gaine. Veiller à une distribution " en épi " des
conducteurs électriques (pas de boucles fermées). Utiliser du
câble blindé dans certains cas (raccorder le blindage à la
terre). Un câble blindé " simple " annule le champ électrique.
Un câble " torsadé " (ou utilisant un blindage à base
de matériaux ferromagnétiques) réduit également
le champ magnétique. Intéressant lorsqu'on est obligé de
faire passer une rallonge derrière la tête de lit pour raccorder
les lampes de chevet. Utiliser un (ou des) interrupteur automatique de
champ (substitue une tension continue de quelques volts aux 220 volts alternatifs
du secteur, lorsque aucun appareil n'est en fonctionnement sur le circuit
raccordé à l'interrupteur
de champ). Un investissement de l'ordre de 1 600 F qui, bien utilisé,
a pour effet de couper l'essentiel des CEM du logement pendant toute la
nuit et une bonne partie de la journée. Brancher la fiche de toutes
les lampes dotées d'un interrupteur de manière à couper
la phase et non le neutre (vérification avec un tournevis testeur
ou un détecteur
de champ). Dans le cas de points d'allumage multiples pour un couloir ou
une pièce (au delà de deux généralement) utiliser
des télérupteurs basse tension. Vérifier que personne
ne dort derrière une cloison contre laquelle est posée une
T.V. ou un ordinateur Ne pas dormir à proximité du coffret électrique
(compteur, tableau). Ne pas dormir au-dessus de masses métalliques
(voiture dans le garage, chaudière...).
Ne pas dormir sous l'axe
de l'antenne télé. Supprimer ou couvrir les miroirs importants
(armoire à glace,
coiffeuse) qui réfléchissent et amplifient ainsi les effets
des rayonnements.
É
crans d'ordinateurs : - les écrans les plus récents sont les
mieux protégés (voir plus loin "Vers de nouvelles normes").
Un écran portant l'indication "low radiation" sur sa face
avant est un minimum (à partir de 1990) - certains filtres d'écran,
dotés d'un fil de terre, protègent des CE (à condition
bien sûr de les raccorder à la terre) mais pas des CM. Certains
systèmes (rares) protègent des deux - plus le fond de l'écran
est clair, plus il irradie : baisser la luminosité ou mieux, choisir
le mode "caractères blancs sur fond bleu" (ex. Word 97 : aller
dans Outils > Options > Général et cochez "texte blanc
sur fond bleu"). On peut réduire la radiation à 2 ou 3 cm
de l'écran, contre 30 cm avec un fond blanc et une luminosité normale
- placer une tourmaline noire sur ou à côté de l'écran
(cette pierre réduit l'effet des CEM mais n'agit pas sur le champ lui-même)
- placer un cactus "sereus peruvianus" ou "monstuosus" près
de l'écran (idem) - placer un peigne devant ou sous l'écran,
dents vers lui (ou sous le clavier - plus discret), afin d'utiliser les propriétés
des "émissions de forme" Les trois derniers moyens n'ont rien
de scientifique au sens habituel du terme. Ils reposent sur les constats sensitifs
que peuvent faire des radiesthésistes, et sont en relation avec la nature "subtile" de
l'être humain.
Et pour se " décharger " ? Après avoir été exposé à des
CEM (T.V., ordinateur, proximité immédiate d'appareils électriques
ou de points d'éclairage, surtout halogènes ou fluorescents)
on peut " évacuer " la charge accumulée dans le corps
très simplement : la douche est le moyen le plus efficace, mais encore
passer les mains sous l'eau pendant 1 minute, se mettre en contact avec une " terre " (partie
métallique apparente d'un radiateur, borne de terre d'une prise) ou, à l'extérieur,
mettre les mains dans l'herbe pendant 1 minute.
VERS DE NOUVELLES NORMES
L'Organisation Mondiale de la Santé a lancé en 1996 une étude
sur les effets des CEM sur la santé : les conclusions ne seront connues
que dans quelques années. Une " résolution sur la lutte
contre les nuisances provoquées par les rayonnements non ionisants " est
parue au Journal Officiel des Communautés européennes du 25/07/94.
Elle demande des mesures réglementaires, des études, des dispositions
particulières pour les lignes haute tension, un système harmonisé de
mesure et de calcul des CEM et un programme de recherche. Grâce à elle,
les normes suédoises pour les écrans de visualisation ont été intégrées
dans la directive européenne 90/270/CEE. Elle demande également
la modification d'une autre directive (92/75/CEE) afin que l'indication de
la consommation en énergie des appareils domestiques soit complétée
par une information sur les champs générés, en fonction
de la distance et du type d'utilisation. En Europe, des prénormes datant
de 1995 sont testées avant de devenir des normes (ENV 50166-1 - basses
fréquences 0 Hz à 10 kHz, ENV 50166-2 - hautes fréquences
10 kHz à 300 Ghz).
Concernant les écrans d'ordinateurs, après les premières
recommandations établies en 1987 par en comité, à la demande
du gouvernement suédois (MPR 1), ont été définies
les recommandations MPR 2 (1990) qui ont été adoptées
par une majorité de constructeurs (écrans " low radiation ").
La Confédération Générale des Fonctionnaires et
Employés de Suède a, depuis, établi une série de
recommandations de plus en plus sévères : TCO'92 (niveaux de
radiations et réduction de la consommation électrique), TCO'95
(recyclage des écrans, substances dangereuses), TCO'99 (ergonomie visuelle
et sensibilité aux CEM, économie d'énergie, écologie).
Précisément, en matière de CEM, la TCO'99 indique les
niveaux maximum suivants : CE : en dessous de 10 V /m, de 2 Hz à 400
kHz, dans un rayon de 50 cm CM : en dessous de 200 nanoTesla, de 5 Hz à 2
kHz, à 30 cm de l'écran et 50 cm autour.
CONCLUSION
Etre informé des problèmes possibles, vérifier son installation électrique,
est à la portée de chacun. Être convaincu de l'intérêt
de le faire et chercher à limiter la pollution est une question de conviction
personnelle. Les personnes sensibles aux CEM ont, en ce sens, une certaine
chance : celle de s'inquiéter plus tôt que les autres et de prendre
les dispositions voulues. Les autres y viennent parfois aussi, mais beaucoup
plus tard. Peu sensible ne signifie pas peu exposé et l'effet cumulatif
va jouer son rôle. Dans une approche pragmatique et loin de toute considération
scientifique, on peut aussi se dire que "si ça ne fait pas de bien, ça
ne peut pas faire de mal" de prendre certaines précautions. Traiter
le problème des pollution électromagnétiques n'est, évidemment,
qu'une facette des effets de rayonnement que l'on peut subir dans l'habitat
ou le lieu de travail. Une fois le problème des CEM résolu, il
reste les veines d'eau souterraines, les réseaux cosmo-telluriques,
les failles, les matériaux de construction, l'aération des locaux,
la couche d'ozone, les poussières et les acariens, le bruit, la lune,
les taches solaires, les formes des objets, les couleurs, les déchets
polluants, le radon et "autres joyeusetés" !
Ce dossier a été élaboré sur la base d'un article
de M. Claude BROSSARD, Association Maîtrise des Environnements Electromagnétiques,
paru dans la revue Biocontact - déc. 97. Il a été complété par
des éléments d'expérience personnelle.
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