Géobiologie


La géobiologie est la connaissance des conditions de la vie humaine, animale et végétale, soumise aux champs, rayonnements et courants telluriques, naturels ou technologiques.

Dr Ernst Hartmann


Radiesthésie
La radiesthésie (autrefois appelée rabdomancie ou sourcellerie) est un savoir-faire qui permet de rechercher, à l'aide d'instruments simples (baguette ou pendule), des veines d'eau souterraines, ainsi que certaines autres particularités géologiques ou biologiques cachées. Les origines de la radiesthésie se perdent dans la nuit des temps. Les techniques qui lui sont propres ou des techniques équivalentes ont été utilisées par pratiquement toutes les civilisations.


Contrairement à une idée reçue, fort répandue, la radiesthésie n'est pas une science occulte, réservée à une caste d'initiés qui possèdent un don mystérieux. Elle n'est que l'utilisation des capacités naturelles du corps humain et, de ce fait, accessible à tous. Chacun a les facultés sensitives latentes nécessaires à la perception des rayonnements de l'environnement. Il suffit de les mettre en éveil par une formation appropriée, d'appliquer quelques principes techniques simples et de faire beaucoup d'exercices pratiques.


Géobiologie
Le mot géobiologie est formé par la juxtaposition des racines grecques gê (Terre), bio (vie) et logos (étude). Le terme a été proposé dans les années cinquante du siècle dernier par des chercheurs allemands. Il qualifie l'ensemble des disciplines qui étudient l'influence de l'environnement sur tout ce qui vit. La géobiologie est une discipline en train de se développer et d'acquérir ses lettres de noblesse. Elle permet d'appréhender l'influence du lieu de vie sur l'équilibre biologique humain, animal et végétal. Elle constitue une approche globale de l'impact de l'environnement géologique et biologique ainsi que de certains aménagements techniques, réalisés par l'homme. L'origine des méthodes d'investigation, aujourd'hui mises en oeuvre en géobiologie, est intimement liée à celle de la radiesthésie. Cette dernière utilise conjointement des méthodes de recherche sensitives et des mesures physiques. Tout en restant fidèle aux traditions de la radiesthésie, la géobiologie représente une démarche plus raisonnée et de ce fait plus rationnelle. Compte tenu de la prolifération des pollutions électromagnétiques et chimiques, elle se sert notamment de l'ensemble des appareils de mesure et de contrôle scientifique actuellement disponibles. La géobiologie permet de concilier parfaitement la démarche intuitive du radiesthésiste et la démarche scientifique du technicien, qui n'ont en fait jamais été incompatibles si on fait abstraction du sens restrictif indûment véhiculé par certaines disciplines scolaires et universitaires.


L'homme, antenne entre ciel et Terre
Comme tous les êtres vivants, nous évoluons dans un monde étrange et encore mal connu, celui des ondes et des vibrations. Sans cet environnement dynamique aucune vie ne serait possible. Le fonctionnement de notre corps, est comparable à celui d'une antenne émettrice et réceptrice, se mouvant entre ciel et Terre. Notre organisme est, de ce fait, en permanence soumis à l'influence positive ou négative d'ondes en provenance du cosmos (ondes cosmiques), de la Terre (ondes telluriques) ou de notre environnement. Pour cette raison, l'endroit où nous vivons, travaillons et surtout où nous dormons, pour nous régénérer, a une influence prépondérante sur notre équilibre vital, notre bien être physique, mental et social. De nombreux éléments de l'environnement peuvent perturber notre vie active ou notre sommeil et avoir des effets biologiques ou psychologiques indésirables, voire dangereux pour notre santé.


Perturbations et zones pathogènes
Le géobiologie est, en permanence, confronté aux nombreuses perturbations évoquées ci-dessus. Son travail est de les rechercher, de les définir, de les répertorier sur plan et de trouver des solutions susceptibles de remédier aux problèmes rencontrés.


Les perturbations cosmiques
Le cosmos est un milieu inhospitalier, dangereux et incompatible avec toute vie. Le rayonnement cosmique est constitué par un flux de particules chargées d'énergie d'origine solaire, galactique ou même extragalactique qui engendre des phénomènes encore mal connus. Citons comme exemple les phénomènes d'ionisation dans la haute atmosphère. La Terre est heureusement entourée d'une enveloppe gazeuse externe, constituée par les différentes couches de l'atmosphère et d'un champ magnétique qui arrêtent ou tout au moins atténuent le rayonnement cosmique, rendant la vie possible. La couche d'ozone constitue ainsi un véritable parapluie qui nous protège de mortels rayons ultraviolets. Le champ magnétique terrestre crée un cocon protecteur contre les particules atomiques du vent solaire. En réalité, certains rayons cosmiques résiduels qui touchent la surface de la Terre peuvent toujours présenter, dans certaines conditions, un danger pour les organismes vivants. Les forces d'attraction de certains corps célestes, comme le soleil et la lune, ont une forte influence sur l'hydrosphère (les marées) et la biosphère. Les conditions et variations climatiques, vents, précipitations, températures et ensoleillement, ont également un impact très important sur les êtres vivants. Faute d'expérience, la détermination et l'étude d'impact de ces perturbations commencent seulement à être abordées par la géobiologie.


Les perturbations telluriques
La Terre est une planète dynamique animée par un flux géothermique interne qui diffuse vers la surface, en générant différents rayonnements et phénomènes telluriques. Dans l'état actuel des connaissances scientifiques, de nombreuses zones d'ombres subsistent en ce qui concerne la nature et les effets de ces manifestations naturelles. Le géobiologue s'intéresse particulièrement aux perturbations et réseaux telluriques suivants :


Failles et glissements de terrain
Les failles et glissements de terrain sont des zones de fractures géologiques, en profondeur ou en surface, qui génèrent des perturbations magnétiques, radioactives et autres, ainsi qu'un déséquilibre énergétique et vibratoire préjudiciables sur le plan biologique. Associés à des circulations d'eau, ce qui est souvent le cas, ils sont encore plus nocifs pour la santé, surtout lorsqu'ils se situent à un emplacement de repos ou de travail.


Veines ou cours d'eau souterrains
Les circulations d'eau souterraines, veines ou cours d'eau, et dans une moindre mesure les nappes phréatiques, sont des manifestations géologiques très fréquentes. Elles génèrent en surface du sol des perturbations plus ou moins importantes en fonction du débit, de l'intensité et de la profondeur. Elles sont toutes plus ou moins pathogènes. Ce sont surtout les croisements de veines ou cours d'eau, à des niveaux différents, qu'il faut absolument éviter, car ces anomalies telluriques sont particulièrement actives et néfastes. Comme la foudre frappe souvent ces endroits, on les appelle aussi "points foudre". L'objectif principal de la rabdomancie, de la sourcellerie ou de la radiesthésie a toujours été la recherche des eaux souterraines.


Gisements et cavités
La présence de gisements de minéraux lourds dans le sous-sol, ainsi que de cavités, surtout fermées, peut modifier localement les valeurs de la gravité et du champ magnétique. A l'aide d'instruments de radiesthésie, nous pouvons localiser et estimer l'impact sur la santé d'autres rayons telluriques, non encore appréhendés scientifiquement. En règle générale le géobiologue conseille d'éviter ce genre de zones perturbées Les cavités naturelles ou les anciennes galeries d'exploitation minière peuvent, en outre, favoriser l'accumulation de gaz dangereux pour la santé, comme le radon par exemple.


Cheminées telluriques
Les cheminées telluriques, dont le diamètre varie, sont des zones de vibrations énergétiques très fortes. Elles sont soit positives, soit négatives et vont toujours de pair. Les cheminées négatives nous "déchargent" rapidement de notre énergie, les cheminées positives peuvent nous "recharger", mais il faut éviter d'y rester trop longtemps. Les deux sont à éviter impérativement comme emplacement d'un lit ou d'un lieu de travail.


Le réseau Hartmann
Le réseau Hartmann porte le nom du docteur en médecine et géobiologue allemand réputé qui l'a découvert et défini en 1952. Ce réseau d'ondes telluriques couvre toute la surface de la Terre. Il se présente sous forme d'un maillage rectangulaire dont les dimensions sont, sous nos latitudes, d'environ 2,00 m dans le sens nord-sud et 2,50 m dans le sens est-ouest. Les bandes qui le délimitent ont une largeur de 21 cm. Cette structure, également appelée "réseau global", a une influence biologique avérée.


Le réseau Curry
Le réseau Curry porte le nom du docteur en médecine et géobiologue allemand qui l'a découvert et défini en 1950. Ce réseau qui couvre également toute la surface de la Terre se présente sous forme d'un maillage carré de 3,50 m à 4,00 m, orienté nord-est, sud-est et nord-ouest, sud-est, donc en diagonal par rapport au réseau Hartmann. C'est pour cette raison qu'on l'appelle également "réseau diagonal. La largeur des bandes qui le délimitent est d'environ 60 cm et le maillage est assez irrégulier.


Les croisements
Les réseaux Hartmann et Curry ont une influence biologique perturbatrice avérée. Les points de croisement des bandes de ces réseaux peuvent être pathogènes, au niveau de l'emplacement d'un lit par exemple, surtout lorsqu'ils sont superposés à d'autres perturbations (veines d'eau, failles, etc.).


Les perturbations technologique ou environnementales
L'explosion démographique, à laquelle nous assistons, ainsi que le pillage inconsidéré et systématique des ressources de la planète par une industrialisation anarchique, basée exclusivement sur le profit immédiat, génèrent une pollution de plus en plus envahissante et de moins en moins compatible avec une qualité de vie légitime. Parmi ces nuisances, souvent graves, dont la liste ne cesse de s'allonger tous les jours, citons à titre d'exemple : - les pollutions radioactives provenant de la filière nucléaire (production, centrales, traitement et stockage des déchets mal maîtrisés). - les pollutions électromagnétiques de l'environnement mais aussi de nos lieux de vie dont l'impact sur les organismes vivants n'est pas suffisamment appréhendé. - les pollutions chimiques provenant des composés organiques, volatils ou autres, partout présentes. - les pollutions générées par les déchets dont l'élimination ou le stockage en décharge sont mal maîtrisées. - les modifications des rayonnements telluriques par des exploitations minières ou d'autres aménagements souterrains abandonnés. - les pollutions dues à un suréquipement industriel et à une prolifération exponentielle des moyens de transport. - la dangerosité inhérente à certains matériaux manufacturés utilisés dans la construction de nos maisons. - les éléments propres à la construction : formes, matériaux, composés organiques, volatils ou autres.


Les pollutions électro-magnétiques
De quoi s'agit-il ? Par quoi les rayonnements sont-ils émis ? Quels sont les risques pour la santé ? Comment les détecter, les mesurer ? Comment les éviter ou les minimiser ?
L'électricité et les êtres vivants : L'électricité est à la base de l'activité des fonctions vitales : le coeur, le cerveau, les muscles sont commandés par des signaux électriques. Notre environnement électromagnétique peut influencer les phénomènes électriques intervenant naturellement dans le fonctionnement des organismes vivants, du corps humain en particulier. Les champs électriques et magnétiques induisent dans l'organisme des courants électriques susceptibles d'interférer avec ceux de l'organisme et provoquer des effets biologiques.


LES CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES (CEM) DE 50 Hz dans votre maison c'est le 220 volts !
Champs électriques (CE) : Les charges électriques (électrons) génèrent des champs électriques immobiles (électricité statique) ou en mouvement (courant électrique). Tension continue : charges de même signe (+ ou -). Tension alternative : changement de sens par demi-période de 0,01 s. Les champs électriques se mesurent en volts par mètre (V/m). Plus la tension est élevée et plus on est proche de la source, plus le champ électrique est élevé.

Les matériaux conducteurs diffusent les champs électriques.
Champs magnétiques (CM) : Le courant électrique (charges électriques en mouvement) crée un champ magnétique. Le courant alternatif génère un champ magnétique alternatif, qui induit dans tout corps conducteur des courants électriques. Le champ magnétique continu ne provoque pas cet effet. Les champs magnétiques dont il est question ici sont exprimés en milligauss (mG). Les normes en cours d'élaboration retiennent comme unité de l'induction magnétique le tesla. Sachant qu'1 tesla = 10 000 gauss, 1 mG = 100 nT (nanotesla). La plupart des appareils de mesure étant encore étalonnés en gauss, nous retiendrons l'ancienne référence dans ce dossier.


LES EFFETS BIOLOGIQUES
Maux de tête, malaises, nervosité, dépression, difficultés de concentration, insomnies. Diminution des défenses immunitaires des lymphocytes T, modification des flux calciques, augmentation du risque de fausses couches, diminution de la sécrétion de mélatonine. La glande pinéale (épiphyse) synthétise la mélatonine (qui inhibe la prolifération des cellules cancéreuses, stimule la fonction immunitaire et régule les cycles biologiques). Les CEM, perturbent le fonctionnement de la glande pinéale, diminuant ainsi la production de mélatonine. Enfin, à plus long terme, risque de cancers, leucémie, lymphomes, tumeurs du système nerveux. La sensibilité personnelle peut évidemment varier dans de grandes proportions, allant de l'insensibilité complète (apparente... et pendant combien de temps ?) à l'allergie immédiate.


Les seuils de risques : Les risques dépendent de l'intensité du champ, du temps d'exposition, de la sensibilité des personnes exposées, du moment de l'exposition (jour ou nuit). Le " Guide provisoire pour l'établissement de limites d'exposition aux CE et M de 50/60 Hz " indique : 5 kV/m pour le champ électrique et 1000 mG (= 1 G) pour le champ magnétique. En fait, le véritable seuil de risque serait de l'ordre de 25 V/m pour le CE et de 2 mG (200 nT) pour le CM. Les risques apparaissent comme vraiment négligeables en-dessous de 5 V/m (CE) et 0,5 mG (50 nT) pour le CM.


Détecter et mesurer : Détecteurs : réglés sur un certain seuil (norme suédoise, par exemple), ils indiquent la présence d'un champ électromagnétique et la distance de pollution. Mesureurs : indiquent les valeurs précises en V/m et en mG (ou nT) de l'atmosphère. Il existe également des mesureurs-enregistreurs. Un simple tournevis testeur permet déjà la vérification du branchement correct d'une fiche dans une prise, afin que l'interrupteur coupe la phase et non le neutre.


OU ET QUAND SOMMES-NOUS EXPOSES ?
Champs électriques : Lignes haute tension, câbles électriques, rallonges, cordons d'alimentation, appareils électriques non raccordés à la terre, structures métalliques (poutrelles de construction, armature du béton) situées dans un champ électromagnétique, lits et sommiers métalliques, mais également bois (lambris, bois de lit) s'ils sont en contact avec des câbles électriques, couvertures électriques, matelas à eau, radioréveils, lampes de chevet (20 à 40 V/m si l'interrupteur coupe le neutre au lieu de la phase) ou de bureau. Attention : en cas de mauvais branchement (fiche inversée dans la prise) le champ est plus important lorsque la lampe est éteinte que lorsqu'elle est allumée !


Champs magnétiques : Lignes haute tension, câbles électriques, tous appareils comportant un transformateur ou un variateur d'intensité (électroménager, télé, hi-fi, moteurs électriques, tubes fluorescents et lampes halogènes), radioréveils (jusqu'à 2 mG -200 nT- à 50 cm), écrans vidéo, convecteurs, panneaux rayonnants, compteur électrique, chauffage par le sol, installations électriques non parallèles (phase et neutre empruntant un passage différent).
Les écrans vidéos (TV et ordinateur) : Émission de CEM de diverses fréquences : très basses, basses, moyennes, hautes très hautes fréquences hertziennes, infrarouge, ultraviolet, rayons X et champ électrostatique + faible distance + temps passé. les systèmes d'alarme à détecteurs volumétriques, les fours à micro-ondes (en cas de fuite par vieillissement du joint), émettent des hyperfréquences : ils échauffent les molécules du corps ou du cerveau comme le four chauffe les aliments. Les téléphones sans fil (avec une base alimentée sur le secteur). Il existe 4 standards : CT1 : analogique, radiation faible, non pulsée, émission seulement lors d'un coup de fil CT2 : digital pulsé, radiation faible, émission seulement lors d'un coup de fil DECT : digital pulsé, radiation forte, émission permanente depuis la base GAP : idem que DECT, mais permettant la communication d'appareils de différents fabricants.

Pour les 2 derniers, les ondes pulsées en permanence constituent une pollution électromagnétique considérable. dans un rayon de 3 à 5 mètres, même à travers les murs. Maux de tête, étourdissements, fatigue, acouphènes (sifflements d'oreille), problèmes de sommeil, de concentration, de vue, allergies, nervosité, peurs, malaises, ont été observés et leur cause démontrée par un cabinet spécialisé de biologie de la construction et d'analyses environnementales, dans un travail en coopération avec des médecins


PREVENTION ET PRECAUTIONS
Les champs électriques sont arrêtés par les obstacles, mais le métal, le bois, le plâtre rayonnent les CE. Les champs magnétiques sont plus difficile à gérer, car traversent la plupart des matériaux : attention aux lignes électriques extérieures, appareils des pièces voisines,... . Dans la pratique, même s'il s'agit de phénomènes différents avec des propriétés différentes, on ne distingue par les CE des CM. D'ailleurs, les détecteurs perçoivent un champ dans sa globalité électromagnétique et la plupart des précautions à prendre concernent indistinctement les deux. D'une manière générale, il convient de : S'éloigner des sources de champ et éloigner les appareils électriques du lit. Raccorder à une bonne prise de terre tous les éléments métalliques de l'habitation (inférieure à 10 ohms si possible). Raccorder les appareils électriques à la terre (câble 3 conducteurs). Faire passer les fils électriques " aller ", " retour " et " terre " dans la même gaine. Veiller à une distribution " en épi " des conducteurs électriques (pas de boucles fermées). Utiliser du câble blindé dans certains cas (raccorder le blindage à la terre). Un câble blindé " simple " annule le champ électrique.

Un câble " torsadé " (ou utilisant un blindage à base de matériaux ferromagnétiques) réduit également le champ magnétique. Intéressant lorsqu'on est obligé de faire passer une rallonge derrière la tête de lit pour raccorder les lampes de chevet. Utiliser un (ou des) interrupteur automatique de champ (substitue une tension continue de quelques volts aux 220 volts alternatifs du secteur, lorsque aucun appareil n'est en fonctionnement sur le circuit raccordé à l'interrupteur de champ). Un investissement de l'ordre de 1 600 F qui, bien utilisé, a pour effet de couper l'essentiel des CEM du logement pendant toute la nuit et une bonne partie de la journée. Brancher la fiche de toutes les lampes dotées d'un interrupteur de manière à couper la phase et non le neutre (vérification avec un tournevis testeur ou un détecteur de champ). Dans le cas de points d'allumage multiples pour un couloir ou une pièce (au delà de deux généralement) utiliser des télérupteurs basse tension. Vérifier que personne ne dort derrière une cloison contre laquelle est posée une T.V. ou un ordinateur Ne pas dormir à proximité du coffret électrique (compteur, tableau). Ne pas dormir au-dessus de masses métalliques (voiture dans le garage, chaudière...).

Ne pas dormir sous l'axe de l'antenne télé. Supprimer ou couvrir les miroirs importants (armoire à glace, coiffeuse) qui réfléchissent et amplifient ainsi les effets des rayonnements.
É crans d'ordinateurs : - les écrans les plus récents sont les mieux protégés (voir plus loin "Vers de nouvelles normes"). Un écran portant l'indication "low radiation" sur sa face avant est un minimum (à partir de 1990) - certains filtres d'écran, dotés d'un fil de terre, protègent des CE (à condition bien sûr de les raccorder à la terre) mais pas des CM. Certains systèmes (rares) protègent des deux - plus le fond de l'écran est clair, plus il irradie : baisser la luminosité ou mieux, choisir le mode "caractères blancs sur fond bleu" (ex. Word 97 : aller dans Outils > Options > Général et cochez "texte blanc sur fond bleu"). On peut réduire la radiation à 2 ou 3 cm de l'écran, contre 30 cm avec un fond blanc et une luminosité normale - placer une tourmaline noire sur ou à côté de l'écran (cette pierre réduit l'effet des CEM mais n'agit pas sur le champ lui-même) - placer un cactus "sereus peruvianus" ou "monstuosus" près de l'écran (idem) - placer un peigne devant ou sous l'écran, dents vers lui (ou sous le clavier - plus discret), afin d'utiliser les propriétés des "émissions de forme" Les trois derniers moyens n'ont rien de scientifique au sens habituel du terme. Ils reposent sur les constats sensitifs que peuvent faire des radiesthésistes, et sont en relation avec la nature "subtile" de l'être humain.


Et pour se " décharger " ? Après avoir été exposé à des CEM (T.V., ordinateur, proximité immédiate d'appareils électriques ou de points d'éclairage, surtout halogènes ou fluorescents) on peut " évacuer " la charge accumulée dans le corps très simplement : la douche est le moyen le plus efficace, mais encore passer les mains sous l'eau pendant 1 minute, se mettre en contact avec une " terre " (partie métallique apparente d'un radiateur, borne de terre d'une prise) ou, à l'extérieur, mettre les mains dans l'herbe pendant 1 minute.

VERS DE NOUVELLES NORMES
L'Organisation Mondiale de la Santé a lancé en 1996 une étude sur les effets des CEM sur la santé : les conclusions ne seront connues que dans quelques années. Une " résolution sur la lutte contre les nuisances provoquées par les rayonnements non ionisants " est parue au Journal Officiel des Communautés européennes du 25/07/94. Elle demande des mesures réglementaires, des études, des dispositions particulières pour les lignes haute tension, un système harmonisé de mesure et de calcul des CEM et un programme de recherche. Grâce à elle, les normes suédoises pour les écrans de visualisation ont été intégrées dans la directive européenne 90/270/CEE. Elle demande également la modification d'une autre directive (92/75/CEE) afin que l'indication de la consommation en énergie des appareils domestiques soit complétée par une information sur les champs générés, en fonction de la distance et du type d'utilisation. En Europe, des prénormes datant de 1995 sont testées avant de devenir des normes (ENV 50166-1 - basses fréquences 0 Hz à 10 kHz, ENV 50166-2 - hautes fréquences 10 kHz à 300 Ghz).


Concernant les écrans d'ordinateurs, après les premières recommandations établies en 1987 par en comité, à la demande du gouvernement suédois (MPR 1), ont été définies les recommandations MPR 2 (1990) qui ont été adoptées par une majorité de constructeurs (écrans " low radiation "). La Confédération Générale des Fonctionnaires et Employés de Suède a, depuis, établi une série de recommandations de plus en plus sévères : TCO'92 (niveaux de radiations et réduction de la consommation électrique), TCO'95 (recyclage des écrans, substances dangereuses), TCO'99 (ergonomie visuelle et sensibilité aux CEM, économie d'énergie, écologie). Précisément, en matière de CEM, la TCO'99 indique les niveaux maximum suivants : CE : en dessous de 10 V /m, de 2 Hz à 400 kHz, dans un rayon de 50 cm CM : en dessous de 200 nanoTesla, de 5 Hz à 2 kHz, à 30 cm de l'écran et 50 cm autour.


CONCLUSION
Etre informé des problèmes possibles, vérifier son installation électrique, est à la portée de chacun. Être convaincu de l'intérêt de le faire et chercher à limiter la pollution est une question de conviction personnelle. Les personnes sensibles aux CEM ont, en ce sens, une certaine chance : celle de s'inquiéter plus tôt que les autres et de prendre les dispositions voulues. Les autres y viennent parfois aussi, mais beaucoup plus tard. Peu sensible ne signifie pas peu exposé et l'effet cumulatif va jouer son rôle. Dans une approche pragmatique et loin de toute considération scientifique, on peut aussi se dire que "si ça ne fait pas de bien, ça ne peut pas faire de mal" de prendre certaines précautions. Traiter le problème des pollution électromagnétiques n'est, évidemment, qu'une facette des effets de rayonnement que l'on peut subir dans l'habitat ou le lieu de travail. Une fois le problème des CEM résolu, il reste les veines d'eau souterraines, les réseaux cosmo-telluriques, les failles, les matériaux de construction, l'aération des locaux, la couche d'ozone, les poussières et les acariens, le bruit, la lune, les taches solaires, les formes des objets, les couleurs, les déchets polluants, le radon et "autres joyeusetés" !


Ce dossier a été élaboré sur la base d'un article de M. Claude BROSSARD, Association Maîtrise des Environnements Electromagnétiques, paru dans la revue Biocontact - déc. 97. Il a été complété par des éléments d'expérience personnelle.

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